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ACTUALITÉS
A.MON.T & M.T.V. |
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19 Avril 2002
Chers Adhérentes et Adhérents ce
petit message pour renouveler notre lien Internet afin de vous informer
des prochaines réalisations de notre association. 28 - 11 - 2001 Chers Membres et amis quelques informations de notre
association et en premier lieu j'ai le plaisir de vous annoncer la tenue
à Saint-Martin-Vésubie du 24 au 28 novembre prochain de la réunion
annuelle de travail du programme EARTH, financé par la Fondation
Européenne de la Science sur proposition du C.N.R.S. de Sophia-Antipolis
(Patricia ANDERSON et Bernard SIMONEL - membre de l'A.MON.T.) Nous aurons
donc le plaisir d'accueillir des chercheurs du monde entier (Finlande,
Néderland, Suède, Danemark, Angleterre, Ecosse, Espagne, Grêce,
France... mais aussi Turquie, Israel, Estonie, Etats-Unis...) pendant
cette période. La Municipalité de Saint-Martin a eu la gentillesse de
mettre à notre disposition la salle multimédia Jean Gabin, afin de
proposer à nos hôtes tout le matériel disponible (informatique,
connexion télévision satellitaire, diapositives, vidéo,
rétroprojecteur...), et nous invite à la réception d'accueil de ce
colloque samedi 24 novembre à 19 h 30 (salle Jean Gabin). J'espère que
vos libertés pourront vous permettre de nous rejoinde en cette occasion.
Information importante La journée de travail du Comité de Lecture, qui
devait se tenir au Centre d'Etudes ce même samedi 24 novembre est
reporté au samedi 12 janvier 2002, afin de permettre la collecte
définitive des articles auprès de nos auteurs. Enfin, vous trouverez
ci-joint les comptes rendus du Conseil d'Administration du 2 octobre
dernier et de l'Assemblée Générale du 27 octobre dernier. A ce sujet,
je voudrai vous remercier tout particulièrement de votre soutien, la
participation des membres présents et représentés ayant atteint cette
année un pourcentage historique dépassant les 60 %. Pour information, je
vous livre en dernier document l'état d'avancement du projet de
réhabilitation de la chapelle Saint-Nicolas, en cours de négociation
avec les différents partenaires. Vous remerciant une nouvelle fois de
votre intérêt pour notre Patrimoine commun, et me tenant toujours à
votre disposition, je vous prie de recevoir mes meilleurs
sentiments. *********************************** Conseil d'Administration Samedi 2 octobre 2001 Compte rendu Etat des présents : Conseil d'Administration GILI E., Président CORNILLON J.-M., vice-Président DUGEAY F.-B., Secrétaire Général STEVE A., Chargé de la Conservation BAILET J.-L., Administrateur Invités : DALMASSO J.-L., Directeur de la Publication, membre PHILIPPE P., membre du Conseil Scientifique GILI Ch., membre TORRIN G., membre MASI-BAILE J., membre Représentés : MOUTON F., présidente d'Honneur LONCHAMPT O., vice-Présidente MERCADIER D., Trésorier Intervenants représentés : DIANA P., Commissaire d'expositions, membre COMPAN M., membre du Conseil Scientifique JANSEN Ph., membre du Conseil Scientifique THEVENON L., membre du Conseil Scientifique PANICACCI J.-L., membre du Conseil Scientifique · Adhésion au G.A.L. Hautes Vallées du Mercantour Après exposé du Président sur la proposition d'adhésion au Groupe d'Actions Locales initiée par le Parc National du Mercantour, il est demandé aux membres présentes et représentés du Conseil d'Administration de se prononcer sur le sujet. Il est délibéré à l'unanimité des membres présents ou représentés l'adhésion de l'Association Montagne et Traditions au Groupe d'Actions Locales Hautes Vallées du Mercantour, comme membre fondateur. Le Président reçoit par la même délibération la pleine autorité pour engager l'Association lors des différentes activités du GAL. En cas d'empêchement, il pourra nommer son représentant à l'une des actions ou des réunions du GAL Hautes Vallées du Mercantour, avec les mêmes pouvoirs. · Projets de conventions Le Président expose les différents projets de convention actuellement en négociation entre l'A.MON.T. et différents partenaires. Il est délibéré à l'unanimité des membres présents ou représentés la pleine autorité au Président ou au représentant qu'il nommera pour répondre aux sollicitations des partenaires et mener toutes les négociations et engager l'A.MON.T. par convention, auprès du Conseil Général des Alpes-Maritimes, auprès du Parc National du Mercantour, auprès du C.N.R.S. de Sophia-Antipolis, auprès de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, auprès du CEPAM de l'U.N.S.A. et auprès d'autres associations partenaires, telles que le Cercle Historique et Archéologique des Alpes-Maritimes (CHAAM) ou l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes (IPAAM). · Définition du « Territoire de recherches » de l'A.MON.T. A la suite des négociations initiées avec le Conseil Général et du Parc National du Mercantour, qui ont posé le problème du territoire de l'A.MON.T., le Président propose les différents interprétations possibles de cette notion. Au coeur de cet espace se trouve la Vésubie et ses 7 communes. La réalité des demandes de nos partenaires mais aussi le développement propre à l'A.MON.T. proposent des ouvertures à l'Est, sur la Haute Bévéra avec la Commune de Moulinet, à l'Ouest vers la commune de Rimplas, où nous possédons des contacts certains. M. DALMASSO expose les différents contacts de recherches avec des historiens et géographes de la Tinée et de la Roya, en précisant qu'un article sur Clans est envisageable pour la prochaine revue. Il est donc convenu de limiter le territoire de l'A.MON.T. à Moulinet à l'Est, aux communes de Duranus et Utelle incluses au Sud, à la rive gauche de la Tinée à l'Ouest jusqu'à hauteur de Saint-Sauveur, comprenant le Valdeblore et la Vésubie. Cette définition n'interdit pas, sur le principe, des interventions ponctuelles hors zone quand il s'agit d'une demande. Cela pourra être le cas par exemple pour Roure, où nous possédons un champ d'étude potentiel. L'A.MON.T. se réserve donc ce droit. · Dépôt du dossier DRAC et dévolution des matériels archéologiques Le Président expose qu'à la suite de la réunion de pré-programmation archéologique du 12 septembre dernier, il a été convenu de déposer auprès des services régionalisés de l'Etat une demande de Prospection Inventaire des sites archéologiques dans notre secteur. Pour répondre aux besoins du cahier des charges, il convient de délibérer pour nommer la personne responsable des différentes actions que cette demande peut entraîner. Il est délibérer d'en attribuer l'autorité à M. Eric GILI, actuel Président de l'A.MON.T., en tant que chercheur rattaché à la structure du Centre d'Etudes Vésubiennes de l'A.MON.T. Celui-ci pourra, le cas échéant, s'adjoindre comme co-responsables M. Pascal DIANA, professeur d'Histoire Géographie, Commissaire d'Expositions du M.T.V. et chercheur ; M. Lionel REZIO, étudiant en 3ème cycle d'histoire et chercheur ; tous deux ayant déjà participé aux différentes campagnes de sondages archéologiques menées par l'A.MON.T. Cette demande de Prospection Inventaire fait obligation de prévoir le cas de la dissolution de l'Association afin d'envisager la conservation du matériel archéologique obtenu lors des différentes campagnes. Le Président expose que la DRAC proposera prochainement de limiter les lieux de dépôts et de les concentrer autour de trois ou quatre structures officielles, parmi lesquelles les Musées de Tende et de Cimiez. Il serait alors intéressant de proposer le Musée de Tende comme lieu de dévolution de nos matériels le cas échéant, afin d'y conserver la qualité de Haut Pays. Après discussion, les membres du Conseil d'Administration proposent à une forte majorité la dévolution auprès du Musée de Cimiez, afin de conserver les liens privilégiés qui ont toujours unis, historiquement, notre haute région à la capitale Cemenelum. Il est délibéré à la majorité qu'en cas de dissolution de l'A.MON.T., les matériels archéologiques conservés au Centre d'Etudes Vésubiennes seraient versés au Musée archéologique de Cimiez. · Candidature au Conseil d'Administration 2002 Le Président expose qu'à la suite de la dernière Assemblée Générale Ordinaire, Mme Chantal BLANC avait émis le voeu d'entrer au Conseil d'Administration, et qu'elle fut élu légitimement par les membres alors présents et représentés. Malgré cette démarche Mme BLANC n'a jamais pris ses fonctions. Celle-ci, rencontrée plusieurs fois durant l'année écoulée, n'a jamais cherché à reprendre ses fonctions, en foi de quoi, le Président a remis son poste à la candidature pour la prochaine Assemblée Générale Ordinaire, qui aura lieu le samedi 27 octobre prochain. Il fait appel à toutes les bonnes volontés pour se déclarer candidat. M. GILI se permet de souligner l'engagement de M. Pascal DIANA, Commissaire des expositions depuis trois ans déjà, membre actif, chercheur et auteur d'articles de la revue Pays Vésubien, qui, si il l'accepte, est proposé comme candidat par le Président. Celui-ci s'empresse de rajouter que les candidatures sont libres et qu'il sera de toute manière procédé à une élection dans les règles. · Création du poste de trésorier adjoint Le Président propose également que soit créé un poste de trésorier adjoint au Conseil d'Administration. Mais pour ne pas changer les statuts de notre Associations, il est convenu que celui-ci ne soit pas pourvu de droit de vote au CA. Cette création est nécessité par les difficultés actuelle du Trésorier de l'A.MON.T., M. Daniel MERCADIER, qui a besoin d'aide pour tenir notre comptabilité, dont la charge s'est largement complexifié depuis deux ans déjà. Le Président rappelle le travail effectué, passant il y a trois ans d'une trésorerie associative à une trésorerie selon le plan comptable pour l'année 1999, puis à une véritable comptabilité « d'entreprise » dans les règles, tenue sur ordinateur depuis 2000. Cette tache s'avérant plus importante qu'auparavant, il convient de suppléer aux besoins du Trésorier. Cette fonction est tenue depuis cette année par Mme Christiane GILI, que le Président propose pour tenir ce poste. Le Conseil d'Administration de l'A.MON.T. délibère à l'unanimité pour la création du poste et son attribution à Mme Christiane GILI, lui attribuant l'autorité de la signature sur le compte de l'A.MON.T. · Renforcement du personnel du Centre d'Etudes Vésubiennes Le Président expose les difficultés rencontrées pour la mise en forme des informations rassemblées au Centre d'Etudes Vésubiennes, qui nécessiteraient la création d'un emploi à temps plein. Il convient de créer et compléter les bases de données Patrimoniales, aussi bien iconographique que documentaires. Pour cela, il avait été entendu avec M. le Maire de Saint-Martin-Vésubie la création d'un emploi C.E.S. La personne susceptible d'y pourvoir ayant demandé, après trois consultations successives, à obtenir un emploi à durée indéterminée, il n'a pas été possible à l'A.MON.T. de lui répondre favorablement. M. PHILIPPE intervient en rappelant qu'il est possible d'obtenir une convention de formation par alternance auprès de l'A.N.P.E. Cette démarche pourrait convenir à nos besoins, et il est convenu que le Président en débutera les démarches auprès de l'organisme concerné. · Budget 2002 Le Président expose les différents projets de l'A.MON.T. pour l'année 2002, classés par thématiques : Archéologie - Saint-Nicolas et Nanduébis, propositions au Parc National du Mercantour autour de Belvédère et L'Authion, conférence-débat-exposition des résultats des sondages archéologiques de Saint-Nicolas ; Exposition annuelle - L'architecture de Villégiature dans le Haut Pays Niçois ; Inventaires - Villégiature, Archéologie, .Edifices religieux, Cadastres anciens, Iconographie ; Revue Pays Vésubien n° 3 - Un appel à article est en cours, une première composition a été proposée par M. DALMASSO, qui réunira le Conseil de Lecture dès le mois prochain ; Journées Nationales du Patrimoine - dans la continuité de la préparation de celles de cette année, en complétant le corpus des dépliants documentaires sur les édifices religieux de la Vésubie et en réalisant les expositions portatives pouvant être prêtées aux mairies ; Journée du Patrimoine Rurale - sous l'égide de la FNASSEM ; Cycle de conférences - deux sont prévues auprès du Parc National du Mercantour, deux autres auprès des communes ; Création des dépliants « Glacières » et « Musée du Lait de Belvédère » en partenariat avec le Parc National du Mercantour ; Réalisation de formations auprès des professeurs des écoles et des collèges ; Sensibilisation au patrimoine et à l'archéologie auprès des personnels municipaux ; Réalisation des travaux de la mezzanine pour y installer les locaux du Centre d'Etudes Vésubiennes chauffés ; Inscription dans les procédures de création d'emploi, en vue de la pérennisation de l'emploi-jeune ; Création de la documentation pédagogique d'accompagnement des actions de l'A.MON.T. · Problème de l'appellation du Musée des Traditions, du Centre d'Etudes et de la Revue scientifique Le Président fait état aux membres des réponses obtenues auprès du Comité Scientifique de notre Association. Faire évoluer l'appellation du Musée semble une nécessité si il convient d'en transformer la présentation. Le projet « Musée 2002 » le demande, aussi, la thématique de la Suisse Niçoise, renforcée par le travail engagé sur la villégiature, semble être une première voie à explorer. Le Centre d'Etude, par l'importance de la zone géographique qu'il couvre, ne peut plus se limiter à une appellation centrée sur la Vésubie. M. DALMASSO et Mme GILI font d'ailleurs état des difficultés rencontrées lors des ventes de Pays Vésubien, et du refus de nombreux acheteurs potentiels quand ils y voient uniquement le nom de notre vallée. Il conviendrait d'y apporter un correctif afin de le rendre plus « commercial ». Le nom de notre revue doit être le premier argument de vente. Il est convenu que le terme de « Patrimoine » doit être incorporé à ces deux appellations. L'image du Haut Pays, ne correspondant pas à la totalité de l'espace couvert, semble inadéquate. L'Assemblée Générale prochaine aura à se prononcer sur ce sujet. · Publication de Pays Vésubien n° 3 M. DALMASSO est confirmé dans son poste de Directeur de la Publication, et fait état du réseau de vente créé. 14 sites accueillent notre revue, dont la Sorbonne, la Fnac, les Centres Leclerc... Une mention toute particulière est adressée à la librairie Passeron, de Roquebillière, qui est notre meilleur site. Le Président est chargé de pourvoir à un remerciement tout particulier. M. DALMASSO fait ensuite état d'une première proposition pour la publication de Pays Vésubien n° 3, rappelant que ce projet est fortement susceptible de recevoir les modifications rendues nécessaires par le retour de nouvelles propositions d'articles. Les titres des articles proposés ne sont qu'indicatifs, laissés au libre choix de l'auteur. Le Président présente à ce sujet celle de Michel FULCONIS, se proposant de travailler sur le Mont Mounier. Catalogue d'Exposition : Les Barbets DALMASSO J.-L. - DIANA P. « La mythologie des Barbets : traces et mémoire » DEPUIDT E. « La République et la répression : la fin des Barbets » IAFELICE M. « Historiographie autour des Barbets » PALLANCA M. « La pratique de la langue et de la religion comme thèmes de résistance » SAUVAIGO J.-L. « Expression d'une résistance : le barbétisme » STEVE T. « La formation des bandes, un maquis Barbet ? » Articles Contrées limitrophes - LASSALLE J. « La Roya Médiévale » - JOSEPH S. « La séparation Moulinet-Sospel » Villages ROQUEBILLIERE - Collectif 2001 « Entre Antiquité et Artisanat : la réalisation d'une fresque depuis les Iles de Lérins jusqu'au Collège de la Vésubie » SAINT-MARTIN-VESUBIE - GILI E. « Une communauté conquérante au Moyen Age : Saint-Martin » - GILI E. - POTEUR C. - SIMONEL B. « Synthèse d'un sondage archéologique : Saint-Nicolas d'Andobio » Outils de recherches PERREL F. « Les revues scientifiques patrimoniales : Nice Historique, Lou Sourgentin, Archéam, Recherches Régionales, Mémoires de l'IPAAM, Alpe » La discussion s'engage sur le volume d'édition proposé l'an prochain. Jusqu'alors, il atteignait 1 000 exemplaires, ce qui paraît trop important. Parallèlement, il s'agit de proposer un coût de publication plus faible et une meilleure redéfinition du contenu visuel, en faisant baisser le prix de vente. M. DALMASSO est chargé de réunir des informations sur le sujet. Il présente un contact auprès d'Edisud, qui propose, pour 1 000 fcs de moins, d'incorporer les images, graphiques et autre iconographie dans le corps du texte. Cette proposition est jugée des plus intéressante par le Conseil, mais il est fait demande à M. DALMASSO de prospecter auprès des Editions de Bergier ainsi que d'imprimeur, l'année 2001 ayant démontré que la totalité du travail de mise en page et de présentation était réalisé par nos soins. Un accord de travail est proposé : soit la possibilité de conserver une production de 1 000 exemplaires pour un prix n'excédant pas 30 000 fcs ; soit produire 500 exemplaires mais à un prix de devant en aucune façon atteindre les 25 000 fcs. Il est enfin convenu que les prix pour des n° 1 et 2 seront revus à 18 Euros, et que le n° 3 sera proposé à un prix public de 15 Euros. Une souscription pourra être proposée à 12 Euros. · Liste des chercheurs C.E.V. Les contacts avec nos partenaires Centres de Recherches rendent nécessaires la création d'une liste de chercheurs pouvant se réclamer de notre Centre d'Etudes. Celle-ci est constituée par : DALMASSO Jean-Louis DEPUIDT Elodie DIANA Pascal FULCONIS Michel GILI Eric ISQUIN Amélie LASSALLE Juliette MARTIN (étudiante) PALLANCA Michel PERREL Fabienne PREDHOMME Delphine REZIO Lionel TRITZ Céline Elle sera communiquée aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes, aux Archives Communales de Nice, à la Bibliothèque de Cessole, au CNRS de Sophia-Antipolis ainsi qu'à toutes autres structures concernées. Les questions à l'ordre du jour et divers étant épuisées, le Président lève la séance à 23 h 30. ********************* Assemblée Générale Ordinaire Samedi 27 octobre 2001 Compte rendu
Membres présents : GILI E., Président ; LONCHAMPT O., vice-Présidente ;
CORNILLON J.-M., vice-Président ; DUGEAY F.-B., Secrétaire Général ;
STEVE A., Administrateur et Chargé de la Conservation ; BAILET J.-L.,
Administrateur ; DIANA P., Commissaire d'expositions, membre ; GILI Ch.,
Trésorière adjointe, membre ; DEPUIDT E., Chargée du Service Educatif,
membre ; ROBINI A., membre ; TORRIN G., membre ; MASI-BAILE J., membre ;
REZIO L., membre ; GIMELLO K., membre ; GIMELLO C., membre Membres
représentés : MOUTON F., présidente d'Honneur MERCADIER D., Trésorier
SIMONEL B., administrateur, retenu par un colloque en Corse DALMASSO
J.-L., PALLANCA M., HAMON C., FULCONIS M., LAURENTI J.-M., DADOUN J.,
BENIAMINO Ch., RAIBERTI R., GIUGE L., FERRIER J., LE GALLO I., GILI P.,
CERARI J.-Ch., OLIVIER J.-P., DEPUIDT-BORGIA D., GASIGLIA L., EDME G.,
AUFFROY G., BOUHOURS J.-L., MATIN A., MAISSA A., CONTESSO G., SPENCER ,
BONIFACE J., REBIFFE M., LELONGT J.-M., GIRAUD J. Seul le Président
possède 5 pouvoirs, dont 2 ne seront pas comptabilisés lors des votes.
Le quorum, fixé à 25 membres présents ou représentés, est largement
atteint. Le Président ouvra la séance à 20 h 30. Le Président remercie
les membres présents, et souligne l'importance de la représentation par
rapport aux années précédentes. Il fait état du rapport moral de
l'année 2000 : Dès les mois d'hiver, en février 2000, les membres de l'A.MON.T.
ont mis en place du Centre d'études Vésubiennes au second étage de la
Mairie de Saint-Martin-Vésubie, bureau qui permit une première
localisation de notre centre de ressource. Du 15 janvier au 7 mars 2000,
dans le cadre de l'Opération Charivari, les membres de l'A.MON.T. ont
organisé la recherche ethnologique avec l'aide des Anciens de
Belvédère, qui ont ainsi pu intervenir au Collège de la Vésubie pour
raconter aux élèves de 5ème ce qu'étaient les Trevelins, hommes
sauvages du Carnaval d'antan. Une série de mercredi après-midi ont
servis à mettre en place des accessoires ainsi que la chorégraphie de la
farandole des trevelins, qui donna lieu à une participation au Corso
Carnavalesque du Mardi Gras à Nice avec les élèves. Toujours en janvier
2000, débuta le traitement des ossements du site archéologique de
Saint-Nicolas, sous la direction du C.N.R.S. de Sophia-Antipolis. Ce
traitement est toujours en cours, notre première stagiaire ayant du
mettre fin à sa formation. C'est M. Daniel MERCADIER, Trésorier de l'A.MON.T.,
qui assure cette formation et ce traitement depuis quelques semaines. En
février 2000, une série de réunions de travail ont permis la mise en
forme et la correction de la première épreuve de la revue Pays Vésubien
du Centre d'études Vésubiennes. En mars 2000, nous avons transformé les
anciennes expositions annuelles en expositions itinérantes, destinées au
prêt pour les différentes communes partenaires : « Les principaux
édifices religieux de la Vésubie » ; « La Route du Sel dans la
Vésubie » ; « Eau et Glacières dans le Haut Pays Niçois ». Le 14
avril 2000, nous avons organisé la première conférence du C.E.V. à
Lantosque, en collaboration avec la Mairie de Lantosque, sur le thème :
« Mémoire, Carnaval, Trevelins ». Cette manifestation, qui a remporté
un grand succès public (plus de 80 participants), n'a pourtant pas
répondu à nos attentes en termes de communications, la Municipalité de
Lantosque s'étant totalement approprié l'organisation de la soirée.
L'affiche préparatoire de l'opération ne comportait même pas mention de
notre Association, qui avait pourtant organisé et mis en place les
interventions de la soirée, assurant la recherche scientifique, et
organisant une mini-exposition de présentation du thème. L'article de
Nice Matin, lui non plus, ne faisait pas état de notre participation en
tant qu'association. Nous en avons fermement fait la remontrance à la
Mairie de Lantosque, qui s'est engagée à améliorer notre communication
lors des prochaines opérations. C'est dans ce sens que nous avons ensuite
mené l'opération des Fours à Gypse (voir ci-dessous), et que nous
proposons, pour le 16 novembre 2001 une nouvelle intervention sur le
thème des Conscrits et des Chasseurs Alpins. En mai 2000, nous avons
participé à la collecte d'informations et à la mise à disposition de
nos propres ressources pour le projet « Les châteaux médiévaux de la
Vésubie » avec les élèves de 5ème du Collège de la Vésubie, mais
aussi « La 2ème Guerre Mondiale dans la Vésubie » avec les élèves de
3ème de ce même collège. Ce mois ci nous a également permis de
réorganiser l'espace Ethnologie du Vécu du Musée des Traditions
Vésubiennes, par la création d'un parcours à thème et la
reconstitution d'un arberc. Les 9 et 10 mai 2000, nous avons participé au
séminaire « Classes du Patrimoine » du Rectorat de Nice, débutant le
montage du futur Centre du Patrimoine Valdeblore-Vésubie. Toujours en mai
débuta la mise en place de l'exposition « Conscrits et Chasseurs Alpins
dans le Haut Pays Niçois » au Musée des Traditions Vésubiennes, après
plusieurs mois de collecte d'information, de numérisation de documents
iconographiques, en relation avec les Amicales des Chasseurs Alpins. Le 25
mai 2000, nous avons participé au séminaire du CEPAM (Centre d'Etudes
Médiévales, Laboratoire d'Archéologie Antique de l'U.N.S.A., &
Centre Archéologique Régionale du C.N.R.S.) pour la mise en place de la
recherche d'Histoire Locale et de la création d'une base de données
informatives, dans les locaux de la Bibliothèque Universitaire de Nice.
Les 16-18 juin 2000, nous avons organisé et réalisé l'opération « 50
heures du Gypse » à Lantosque, qui nous a permis, dans le cadre de
l'Atelier du Patrimoine du Collège de la Vésubie, de réaliser le
premier ethno-site de la Vésubie consacré aux fours à plâtre. Nous
avons aménagé le terrain mis à notre disposition par la commune de
Lantosque, dressé des murs en pierres sèches, trouvé du gypse qui nous
a servis à construire les fours. Nous avons ensuite expérimenté la
cuisson pendant près de 2 jours de chauffe, pour obtenir du plâtre
rouge, tel qu'il est encore visible sur les édifices de Lantosque et de
Roquebillière. Du 8 au 23 juillet 2000, nous avons poursuivit
l'opération archéologique du site de Nanduébis, sous la direction de M.
Bernard SIMONEL, Ingénieur de Recherches au C.N.R.S. (C.R.A de
Sophia-Antipolis). Le Président donne la parole à M. Lionel REZIO,
membre actif et co-responsable du thème de recherches archéologiques,
qui a participé à l'opération. Celui-ci rappelle les conditions
extrêmes du relevé de terrain effectué entre 1700 et 1800 mètres
d'altitude, par de fortes pluies quasi-journalières, et ce malgré le
mois de juillet choisi. Les résultats de cette prospection sont
admirables, décelant la présence d'une importante organisation spatiale
avec lieux de vie, de circulation... Le Président rappelle que les
services compétents de la DRAC ne nous ont pas autorisé à poursuivre
ces recherches cette année, mais que les derniers événements et
essentiellement la création du chalet dans l'espace de Saint-Nicolas
prouve qu'il reste d'actualité et d'urgence de procéder à cette
extension de la recherche. Le dossier sera de nouveau posé auprès des
services de la DRAC, alors qu'une demande d'autorisation pour Prospection
Inventaire sera conjointement faite. Le 14 juillet 2000, nous avons
inauguré les expositions : ethnologique annuelle, au Musée « Conscrits
et Chasseurs Alpins dans le Haut Pays Niçois » ; d'aquarelles jusqu'au 3
août dans la salle du Conseil municipal « Les Chasseurs Alpins dans le
Comté de Nice ». Celles-ci ont été accueillies très favorablement,
près de 70 personnes se sont retrouvées au Musée ce jour, alors que
l'exposition de la Mairie a accueilli près de 1 800 personnes sur les 15
jours d'ouverture. Le 4 août 2000, nous sommes intervenu lors de la
soirée du Lions Vésubie, à l'Hôtel du Parc de La Bollène, sur le
thème « Les modes de transmissions héréditaires à l'époque moderne
dans le Haut Comté de Nice. L'exemple de Saint-Martin-Lantosque au
XVIIème siècle ». Les 5 et 6 août 2000 eut lieu la Fête du Musée des
Traditions : samedi, moissons, battage, ventage ; dimanche,
démonstrations des vieux métiers sur la place de la Frairie. Un nouveau
succès, le temps aidant, puisque la place de la Frairie ne désemplie pas
durant toute la journée du dimanche. Un bénéfice exceptionnel, de près
de 8 000 francs a été obtenu en cette occasion, soit trois fois celui
généralement atteint. Il a bien sûr été versé en totalité au Musée
des Traditions. Le Président profite pour en remercier vivement les
membres bénévoles participants, autour de M. Henri GIUGE et de sa
famille, qui se charge de son organisation et de sa coordination. Ce même
samedi a vu la sortie officielle du premier numéro de la revue Pays
Vésubien du Centre d'études Vésubiennes. Le 15 août 2000, sur demande
de la Municipalité de Saint-Martin-Vésubie, et bien que n'étant pas
véritablement de notre attribution, le Musée des Traditions a assuré le
maintien de l'aubade du voeu de 1526 à Saint-Martin-Vésubie, en
remerciement adressé à saint Roch pour sa protection, en collaboration
avec l'Association Lou Beal et du groupe traditionnel des Mures.
L'ensemble des aubades a été versée à l'Association Lou Beal. Les 3 et
4 septembre 2000, nous avons participé à la fête de la San Bartomei à
Nice, représentant les traditions et les recherches en sciences humaines
de la Vésubie, organisée par M. Henri GIUGE. Les 16 et 17 septembre
2000, nous avons organisé des Journées Nationales du Patrimoine dans la
Vésubie (expositions, parcours, animations diverses...) : présentation
de l'exposition « Roquebillière, un patrimoine menacé », en
collaboration avec l'Atelier du Patrimoine du Collège de la Vésubie au
Syndicat d'Initiatives de Roquebillière, jusqu'à la fin du mois ;
exposition « La Route du Sel » à Belvédère ; exposition « Les
Edifices Religieux de la Vésubie » à Venanson. Cette année, en plus
des dépliants de visites de tous les villages de la Vésubie, nous avons
créé 4 dépliants « Patrimoine » soulignant chacun un édifice
remarquable de la vallée. Ces documents ont été gracieusement mis à
disposition des municipalités de la Vésubie. Enfin, les 28 et 29 octobre
2000, nous avons participé à la Fête des Châtaignes et des
Châtaigniers à Saint-Martin-Vésubie, en collaboration avec
l'Association du Beal : danses et musiques traditionnelles, organisatrice.
Après avoir expliqué la totalité des actions menées par l'A.MON.T
durant cette année 2000, le Président demande aux membres de se
prononcer. Ceux-ci accordent leur pleine satisfaction, à l'unanimité,
pour l'ensemble des réalisations. Le Président donne ensuite la parole
à Mme Christiane GILI, trésorière adjointe, en excusant l'absence de M.
Daniel MERCADIER, trésorier de l'A.MON.T., retenu pour raisons
professionnelles sur Nice. Mme GILI Mme GILI expose son rôle cette
année, ayant essentiellement travaillé à la tenue du cahier de caisse
et du cahier de banque de l'A.MON.T., afin de faire passer notre
comptabilité sur ordinateur, ce qui a été réalisé. Cette première
étape d'informatisation s'est déroulée sans incident, et a permis
d'introduire notre Association dans les règles générale de la
comptabilité. Plusieurs caractéristiques sont à relevées pour
l'exercice clôt 2000 : Tout d'abord, pour la première fois, et suite à
la publication de Pays Vésubien n° 1, a du être créé un stock. Cette
opération a été très lourde, car il a fallut répertorier la totalité
des ouvrages détenus par l'A.MON.T., qui n'avaient jamais été
évalués. Cette particularité, qui est en fait une « création
comptable de richesse », explique que le résultat prévisionnel annoncé
lors de l'Assemblée Générale Ordinaire 1999, déficitaire, se retrouve,
par le jeu des écritures comptables, bénéficiaire. Une seconde
opération d'envergure a été réalisée. Il s'agit, pour la première
fois de notre histoire, de l'introduction en comptabilité de la Fête des
Traditions du mois d'août, pris en charge totalement par l'A.MON.T. cette
année. Celle-ci a donné un résultat exceptionnel, ce qui nous a permis,
le temps s'y étant prêté, de renforcer notre compte résultat. Ces deux
nouveautés expliquent également la véritable « explosion » de notre
budget cette année, qui a été plus que doublé en rapport aux années
précédentes. En dehors de ces informations très importantes, il
convient donc de souligner le nombre des entrées au Musée, qui ont
dépassé les 1 800 individus. Egalement pour la première fois de notre
histoire, une importante reconnaissance nous a été octroyée par les
différentes communes de la Vésubie, Venanson, Roquebillière et
Belvédère nous ayant octroyé une subvention. Le cas de Saint-Martin est
un peu particulier, sa participation à nos actions étant tout
particulièrement importante en terme de mise à disposition : l'emploi-jeune,
les salles de conférence, le Centre d'Etudes Vésubiennes, auxquels
s'ajoutent la possibilité de compléter nos photocopies et l'apéritif de
l'inauguration de l'exposition annuelle. Tous ces avantages ne sont pas
chiffrés dans notre comptabilité. Nous avons tenu à en souligner
l'importance et à en remercier M. le Maire en lui adressant notre
dossier, décrivant toutes nos activités, mais sans demander de
subvention, pour toutes ces raisons. Le Conseil Général lui même nous a
gratifié d'une reconnaissance substantielle cette année, en nous
gratifiant d'une augmentation de 100 % de sa subvention. Ce paragraphe
s'en est trouvé véritablement « gonflé », et a permis le bon
déroulement de l'ensemble de nos actions. Celles-ci ont, par contre, au
niveau des charges, été source d'importantes dépenses. Jamais l'A.MON.T.
n'avait autant communiqué, ce qui se retrouve en terme de timbres et de
téléphone. Parallèlement, ce sont de très importantes commandes de
consommables qui ont été passées. La variation de stock a été
enregistrée pour la première fois, très nettement en notre faveur.
L'ensemble nous a permis de dégager un résultat positif de plus de 16
000 francs. Je tiens à annoncer que celui-ci a été immédiatement
réinvesti dans l'acquisition d'un matériel informatique complet,
nécessaire à notre développement de Centre d'Etudes et de Ressources.
Il a été acheté début janvier 2001, et pour cela n'entre pas dans le
compte-rendu financier de l'année 2000. De même, il est à prévoir une
forte diminution de nos entrées au Musée pour l'année 2001, celle-ci
n'ayant pas, malgré le thème des Chasseurs Alpins, attiré autant de
visiteurs que nous l'espérions, même si notre communication a été
cette année très développée. Le beau temps, le Président rappelant
les excellents chiffres de la piscine municipale, ayant été «
préjudiciable » à notre activité. Le Président remercie Mme GILI pour
son exposé et demande aux membres de voter la reddition des comptes pour
l'année 2000, en soulignant les progrès constants dans leur tenue depuis
trois ans maintenant. L'Assemblée Générale Ordinaire donne quitus à
Mme GILI pour sa gestion de la comptabilité de l'A.MON.T. pour l'année
2000. Le Président fait alors état des réalisations de l'année en
cours, année marquée par le 20ème Anniversaire de notre Association. Le
18 juin 2001 a eu lieu cet événement. Le Président ne fait
qu'énumérer les autres actions de l'A.MON.T. Informatisation du
diaporama de la Route du Sel et du Parcours des Edifices Religieux de
Saint-Martin-Vésubie au Musée - Mise en place du partenariat du Centre
du Patrimoine Valdeblore-Vésubie (sites culturels et lieux
d'hébergements) - 3 Mini-expositions (le Chevalier de Cessole ; le Guide
Jean PLENT ; les Géants UGO) - La nouvelle exposition annuelle : Sur les
Traces des Barbets, le Haut-Pays Niçois face à la Révolution (avec une
couverture médiatique exceptionnelle, une conférence du Professeur
IAFELICE, complétée un 13 min sur FR3) - La Fête des Traditions, de la
Moisson et du Pain, qui a connu cette année une affluence records - La
parution du numéro 2 de notre Revue « Pays Vésubien » - La
continuation de l'inventaire administratif des collections ethnologiques
du musée et la création de nouveaux inventaires (masque de saisie des
sites archéologiques, des édifices religieux, du bâti de
Villégiature...) - Communication à Roquebillière sur le thème : «
Essai pour une nouvelle histoire de Roquebillière » - Participation à
la formation pédagogique des « Actions du Patrimoine » de l'Académie
de Nice et lancement de la communication du Centre du Patrimoine agréé
(en partenariat avec le Conseil Général des Alpes-Maritimes et la
Direction Régionales des Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte
d'Azur) - Participation au séminaire de la DRAC (SRA) - Organisation et
opération « Theatrum Vesubiae, la fresque au Collège de la Vésubie »
à Roquebillière, pour la Classe du Patrimoine du Collège de la Vésubie
- Dossier préparatoire au zonage archéologique de la Commune de
Saint-Martin-Vésubie pour répondre aux besoins de la nouvelle loi sur
l'archéologie préventive, janvier 2001, mis à la disposition de la
Commission d'Urbanisme de la Commune - Action archéologique : relevé
d'indices sur le site de Saint-Nicolas (propriété AIRAUT) où s'est
construite une nouvelle maison et analyse des tessons - Formation d'un
personnel de l'A.MON.T. au laboratoire d'anthropologie du C.N.R.S. pour
mener à bien l'analyse des matériels issus de la nécropole de
Saint-Nicolas - Visite et conseils sur sollicitation de la Municipalité
de Rimplas pour l'estimation du potentiel archéologique du site de «
castellaras » du fort de la commune - Participation à la fête de la San
Bartomei à Nice - Organisation des Journées Nationales du Patrimoine
dans la Vésubie (finalement annulées, le travail de préparation ayant
été réalisé) - Une journée de présentation et de visite du site de
Saint-Martin-Vésubie offertes à la population et à la Municipalité,
pour une meilleure connaissance du patrimoine de la commune - Accueil du
Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes pour une journée
de présentation et d'étude du patrimoine et des sites archéologiques de
Saint-Martin-Vésubie - Présentation du Patrimoine du Haut Pays pour le
compte du Parc National du Mercantour et des Editions Gallimard - Tournage
de l'émission de France 3 Vaqui sur les Barbets, au Musée des
Traditions, dans le village de Saint-Martin-Vésubie, de Roquebillière et
à l'Authion Sont en projet : Pour la fin du mois de novembre, l'accueil,
en partenariat avec la Mairie de Saint-Martin-Vésubie, des journées
d'études du Colloque EARTH (24 au 28 novembre), en relais du C.N.R.S. de
Sophia-Antipolis (organisateurs Patricia ANDERSON et Bernard SIMONEL) ; En
décembre, intervention sur le thème des « Conscrits et classes de
Jeunesse » à Lantosque, en partenariat avec la Municipalité. Le
Président et la Trésorière adjointe exposent ensuite le projet
budgétaire pour 2002. Les actions concerneront, comme les années
précédentes la Fête du Musée de la mi-été, l'exposition annuelle sur
le thème du bâti de Villégiature, l'organisation des Journée Nationale
du Patrimoine et de la Journée du Patrimoine de Pays. Sur ce sujet,
l'Assemblée accepte la proposition du Président d'adhérer à la FNASSEM
qui en est l'organisatrice coordonnatrice au niveau national. Cette
année, le Centre d'Etudes développera les conférences, et publiera le
numéro 3 de notre revue Pays Vésubien. Les différents partenariats
sollicités pourraient également compléter notre effort de publication
par la création d'un dépliant Glacières et d'un dépliant Musée du
Lait (Belvédère). Parallèlement les inventaires seront complétés. Le
secteur Archéologie devrait également connaître un nouvel essors avec
notre proposition de participation, sous l'égide de la D.R.A.C., à la
Prospection Inventaire de notre secteur de recherche. A ce sujet,
l'Assemblée confirme la proposition faite par le Président lors du
Conseil d'Administration du 2 octobre dernier, lui attribuant l'autorité
pour se charger de cette relation avec la D.R.A.C. Enfin, notre
participation aux « Chemins de la Mémoire des Alpes » est acceptée
avec enthousiasme par les membres de l'Assemblée. Notre Musée pourra
ainsi devenir le relais essentiel à cette opération transfrontalière,
en relation avec le Professeur PANICACCI. La pédagogie et l'esprit de
formation ne sont pas oublié dans le budget 2002, permettant de répondre
à des besoins réels de notre public et de nos membres. Enfin, il est
convenu que soit pris en compte le but de création d'un emploi fixe pour
l'Association, afin de pérenniser celui de Mme ALBANI, qui donne toute
satisfaction depuis deux ans par ses réalisations et ses initiatives. Le
Président souligne son rôle, l'Assemblée Générale lui attribuant un
satisfecit général pour l'ensemble de son travail. En dernier point, le
Président évoque le prochain aménagement du Musée par l'adjonction de
la mezzanine, et remercie M. CORNILLON, vice-président, pour le travail
de mise à jour du dossier par la prise en compte de nos nouveaux besoins.
Ce dossier vient d'être déposé auprès des services techniques de la
Mairie de Saint-Martin-Vésubie. Les revenus de cette année 2002 sont
estimés à partir des cotisations. Soulignons que pour 2001, notre
association recueille déjà à ce jour 2 cotisations de plus que l'an
passé, concrétisant son implantation scientifique et l'intérêt que
portent le public à ses réalisations. Les entrées du Musée, la Fête
des Traditions feront également partie de notre autofinancement. La
librairie et tout particulièrement les ventes de Pays Vésubien pourront
les compléter. Enfin, nous espérons un ensemble de subventions croisées
de la part de l'Etat (DRAC), de la Région PACA, du Conseil Général des
Alpes-Maritimes, et des Communes pour assurer ces activités. Ce ne serait
qu'une juste reconnaissance des actions menées maintenant depuis de
nombreuses années, qui pourront en assurer la pérennité. Pour conclure
sur ce chapitre financier, le Président rappelle brièvement le projet
d'avenant avec le Parc National du Mercantour, portant sur des
réalisations de recherche. Ce nouveau partenaire peut en effet rapidement
devenir notre principal partenaire avec le Conseil Général. Il convient
donc d'y apporter une attention toute particulière, celui-ci désirant
valoriser nos travaux de recherche. Le Président expose ensuite le projet
d'adhésion au G.A.L. Hautes Vallées du Mercantour, initié par le Parc
National du Mercantour, et demande à l'Assemblée Générale de valider
la délibération du Conseil d'Administration du 2 octobre dernier. Ce qui
est fait à l'unanimité. Unanimité également pour le pouvoir donné au
Président d'avancer auprès des partenaires vers la mise en place de
conventions de recherche et de participation. Notre territoire d'action,
proposé et délibéré par le Conseil d'Administration du 2 octobre
étant accepté lui aussi à l'unanimité. Le Président donne alors la
parole à M. Pascal DIANA, Commissaire d'exposition, qui présente le
dossier du Pays Vésubien au nom de M. Jean-Louis DALMASSO, excusé. Il
démontre tout d'abord les progrès réalisés dans sa conception,
élargissant la zone d'intérêt du lectorat. Parallèlement, l'effort a
été fait pour créer un réseau, ayant constaté la non réalisation de
celui-ci auprès des Editions du Cabri. A ce jour, ce sont 14 sites qui
accueillent notre revue, dont une majorité sur Nice, et principalement le
Centre Leclerc de Saint-Isidore, Cap 3000, la Librairie Privat (ancienne
Sorbonne) et la FNAC. De forts espoirs de diffusions sont ainsi possibles.
Les mois à venir seront décisifs. A ce jour, de nombreux articles ont
déjà été reçus pour la prochaine revue. L'appel aux auteurs a eu un
important succès, et le Comité de Lecture devra statuer sur la
recevabilité de chacun. Le Président demande que les auteurs qui ne
pourront pas être retenus cette année, par manque évident de place,
soient prioritaire pour l'an prochain, ce qui est accepté par tous. L'Assemblée
demande qu'une nouvelle souscription soit lancée auprès des membres, en
faisant appel à leur prosélytisme pour en multiplier les commandes. Un
effort a été fait auprès de nouveaux éditeurs et imprimeurs, afin de
trouver le meilleur rapport qualité prix et de le mettre en cohérence
avec nos finances. A ce jour, Edisud nous a proposé, pour le même prix
et la même quantité, d'intégrer nos images dans le texte, sur papier de
meilleure qualité. Ce qui est jugé un grand progrès par l'Assemblée,
mais pose le problème du financement. Notre objectif étant de trouver
l'équilibre de l'autofinancement dans les 5 ans depuis la première
publication. D'autres ont proposé des prix très compétitifs, et si
l'Assemblée accepte la réduction du nombre d'exemplaires à 500, il est
possible de trouver un prix aux alentours des 17 000 francs. L'Assemblée
se prononce favorablement sur ce projet. Par contre, sur la question du
nom de la Revue, si elle accepte le principe d'un changement de titre,
celui-ci étant à l'évidence jugé trop restrictif pour le « marché »
potentiel, la question du nouveau nom n'est pas tranché, tant les avis
divergent. Le Président demande à l'Assemblée d'accepter le principe
d'un renvoi de la décision au premier Comité de Lecture, dont la date
est fixée au 24 novembre 2001. Il est décidé que le Comité aura tout
pouvoir pour trouver un nouveau nom à notre revue, dans le but de la
rendre plus attractive auprès des publics. Le Président, après avoir
donné lecture des conseils issus de notre Comité Scientifique aux
membres, insiste sur la nécessité d'introduire le mot de « Patrimoine
» et d'une localisation territoriale suffisante pour couvrir l'ensemble
de notre espace d'étude. Les membres se présentant pour le Comité de
Lecture sont : CORNILLON, TORRIN, ROBINI, STEVE, DEPUIDT, DIANA, DALMASSO,
BAILET et GILI. L'Assemblée propose que d'autres puissent être
accueillis pour permettre la plus grande transparence possible de son
activité. M. Antonin STEVE, chargé de la Conservation au Musée, demande
que soit organisé une journée « d'inventaire » de la Réserve.
Celle-ci est proposée pour le 31 octobre. Les membres libres à ce moment
sont invités à y participer. M. François-Bernard DUGEAY expose que le
POS du Valdeblore est en révision, et propose que l'A.MON.T. demande à
ce qu'il y soient insérées nos remarques à caractère archéologique.
Mme Odette LONCHAMPT propose que pour les mercredi après-midi consacrés
au public scolaire, elle vienne expliquer aux enfants le nom et
l'utilisation des différents objets, comme elle a pu le faire au Lycée
de La Providence ces dernières années. Le Président la remercie de son
initiative, qui est à même de renforcer le rôle pédagogique et de
sensibilisation au patrimoine de proximité de notre Association. M.
Arnaud ROBINI propose de se rendre plus actif en terme de communication de
notre Association, et pour commencer, de s'occuper de l'affiche de notre
prochaine intervention à Lantosque sur les « Conscrits ». Celui-ci
exprime le voeu de réviser le site internet du Musée. Le Président lui
explique que celui-ci est tombé un désuétude depuis cet été, sa
charge de travail étant trop lourde, et accepte avec joie de lui fournir
les documents nécessaires. Une copie du site lui sera adressée au plus
vite. M. Cédric GIMELLO propose de l'aider dans cette tache, pour ce qui
est de la réflexion nécessaire à toute architecture interne du site, en
le recentrant sur la Vésubie, en faisant un « nettoyage » des
informations obsolètes ou surchargeant l'ensemble. Le Président met
ensuite au vote le poste vacant du Conseil d'Administration, rappelant que
Mme BLANC, élue l'an dernier à pareille époque, n'a jamais donné suite
auprès du Bureau, et n'a jamais occupé le poste de secrétaire qu'elle
avait sollicité. Le Conseil d'Administration précédent ayant accepté
cette mise au vote, il en est procédé. Le Président appelant à
candidature, ne reçoit que celle de M. Pascal DIANA, dont il fait
l'éloge, comme il se doit pour tout candidat. Le vote à main levée est
accepté par la totalité des membres présents, et M. Pascal DIANA est
élu à l'unanimité. Parmi les questions annexes à l'ordre du jour, il
est évoqué le développement de nos activités sur la commune de
Lantosque, rendue possible par l'adhésion de plusieurs membres qui
désirent se rendre actif. M. TORRIN expose qu'il serait intéressant de
proposer de nouvelles recherches, plus inédites que celle du n° 1 de
notre revue. Le Président lui expose la genèse de ce travail, rappelant
l'oeuvre de l'historien ancien du village, Passeron. L'auteur de l'article
portant sur le sujet a voulu y apporter les notes d'archives qui y
manquaient, faisant état des avancées de la recherche, sans plus de
prétention. Tous conviennent que l'effort pour écrire une nouvelle
histoire de Lantosque reste à faire, et nécessitera plusieurs années
d'efforts. Des actions ont déjà été menées : la conférence sur les
Trevelins, les Journées du Patrimoine, la publication Flohics, la mise en
place de l'ethno-site des fours à gypse... M. TORRIN explique qu'il
serait important de faire connaître l'association pour ce qu'elle
produit, et il est convenu qu'autour du projet de nouvelle conférence,
nous travaillerons à mieux présenter l'A.MON.T., ses buts et ses
méthodes, en recherchant l'échange. Les questions à l'ordre du jour et
divers étant épuisées, le Président remercie de leur participation les
membres présents et lève la séance à 23 h 30, donnant rendez-vous au
24 novembre pour le Comité de Lecture et la mise en place du numéro 3 de
la revue Pays Vésubien. **************************** DOSSIER SAINT-NICOLAS Projet de présentation du site Maître de conception : Association Montagne et Traditions (Musée et Centre d'Etudes Vésubiennes) Autorités et partenariats : S.R.A. (D.R.A.C.) Conseil Général des Alpes-Maritimes C.N.R.S. Sophia-Antipolis (CEPAM - B. SIMONEL) Association Castrum 06 Scierie du Mercantour La Varlope Vésubienne Menuiserie-ébénisterie Préambule Le projet Saint-Nicolas est né en 1995, à la suite du constat d'urgence qui menaçait les ruines de la dite chapelle. Le Centre d'Etudes Vésubiennes (anciennement Groupe de Recherches Historiques en Provence - Section Vésubie) a proposé le principe d'un sondage de sauvegarde autour du bâtiment auprès des services compétents de la Mairie. Une délibération municipale du 30 avril 1997 lui a permis d'entamer les démarches auprès du Service Régional de l'Archéologie (S.R.A.) de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (D.R.A.C.), qui en a accepté le principe. Devait intervenir M. Jean-Ferdinand PETRUCCI, qui n'a pu pour raison personnelle mener à bien ce projet, et nous a mis en contact avec Mme Catherine POTEUR, Présidente de Castrum 06. Déroulement C'est donc sous sa direction que les membres du Centre d'Etudes ont procédé au sondage de la chapelle deux étés durant. La première année, ont été mis au jour les fondations de la chapelle et précisées les chronologies du bâtiment et de ses alentours immédiats, sous la direction de Mme Catherine POTEUR. La seconde année, consacrée à la recherche des traces de l'église XIème-XIIIème siècle sous la direction de Mme Catherine POTEUR, a été mis au jour une très modeste partie de la nécropole ancienne de Saint-Martin, qui a fait l'objet d'une fouille méthodique sous la direction de M. Bernard SIMONEL, anthropologue au C.N.R.S. Le sol géologique ayant vraisemblablement été atteint dans les trois sondages, il a été procédé au rebouchage après identification du niveau atteint et après avoir placé un marqueur imputrescible à ce niveau inférieur. La troisième année, le projet s'est étendu, sous la direction de M. Bernard SIMONEL, sur le versant d'Anduébis, où des structures avaient été repérées, afin de tenter d'établir un lien entre les deux sites. Cette année 2001, un diagnostic d'urgence a été réalisé sur les abords de la chapelle Saint-Nicolas sur un tas de terre excavé lors du creusement des fondations d'une villa, donnant lieu à la récolte de quelques dizaines de tessons. Les rapports scientifiques de ces opérations sont désormais disponibles au Centre d'Etudes Vésubiennes. Le Musée s'est donné pour vocation de conserver tous les matériels archéologiques du site. Une réserve protégée est actuellement en cours de réalisation sur site (réf. au règlement intérieur du Centre d'Etudes). Conclusions historiques Il est prématuré de tirer de véritables conclusions de cet ensemble d'actions, aux vues de l'étroitesse du site considéré et des résultats en matière de matériels, avouons le, relativement modeste, si ce n'est pour l'histoire locale. Néanmoins, nous pouvons affirmer certains points, à partir d'une chronologie inversée : · La chapelle Saint-Nicolas a bien été élevée au XVème siècle et restaurée au XVIIIème siècle. · Son emprise au sol s'étend sur un dôme artificiel anthropique. · Elle ne s'appuie aucunement sur les restes de l'église que nous connaissons au XIIIème siècle. · Les matériaux qui ont été utilisés pour l'ériger proviennent vraisemblablement de cette même église, ou du moins d'un bâtiment qui lui serait contemporain. · Autour de la chapelle s'organise le cimetière de cette église, comportant deux types d'inhumations : une inhumation en pleine terre (dernière partie du Moyen Age) ; une inhumation en caissons de pierres (avant l'An Mil). L'ensemble est à l'évidence Chrétien. · La nécropole considérée est bien celle d'une communauté d'habitants, comprenant une population entière (hommes, femmes, enfants, « vieillards »), ce qui confirme la présence dans sa proximité immédiate de l'ancienne église recherchée. · Sa concentration laisse envisager une forte population totale inhumée (11 sépultures identifiées sur moins de 40 m² concernés). · L'ensemble de la nécropole est creusée dans le dôme qui lui est antérieur, et composé de matériel essentiellement antique (sigillées et modelées), comprenant aussi un important volume de scories métallifères. · Le diagnostique 2001 a permis de mettre en évidence une continuité de l'occupation sur la surface du terrain délimité par la draï et dans le temps avec le prélèvement de tesson modelé avec décors pouvant relever de périodes très anciennes (1er Age du Fer ?). Bien évidemment, ces résultats posent d'autres questions qu'il faudrait résoudre en développant le projet. - retrouver les traces de l'église toute proche, si l'on fait le rapport avec la nécropole) - identifier le site d'extraction des matériaux composant le dôme, et provenant d'une occupation antique - vérifier la provenance du matériel modelé local aujourd'hui nationalement identifié comme « poterie modelée de Saint-Martin-Vésubie » - localiser la source des scories antiques (ateliers de forge) - identifier la provenance des métaux traiter et établir le lien avec les grattages constatés au Ciastel et à Nanduébis - circonscrire l'espace de ces implantations en répondant à l'interrogation du contournement de la draï et de l'épierrement marquant la fin de cet espace - relever d'autres dateurs des époques antérieures à « l'occupation » romaine - établir le lien existant de l'implantation Saint-Nicolas avec celle existantes et relevées à Nanduébis et Ciastel Ces questions nécessitent : · d'informer la population sur la fragilité archéologique du site, soumis à une importante pression foncière, des progrès réalisés lors des deux dernières campagnes, malgré la lenteur nécessaire des analyses (céramologie, traitement anthropologique, métallurgique, carbone 14, rapports de projets...) · sensibiliser les personnes concernées sur la nécessité de prolonger l'action, permettant à son issue de libérer définitivement, si les autorités le juge possible, l'ensemble du site des contraintes archéologiques potentielles lourdes · être vigilant à identifier les éléments remarquables et les conserver au Musée dont c'est la vocation · proposer un aménagement préservant et mettant en valeur le site archéologique en limitant au simple nécessaire la contrainte ou gène pour le voisinage. Projet de réhabilitation du site C'est ce dernier point qui intéresse le présent commentaire. Après un relevé de l'ensemble des élévations, pierre par pierre, il est proposé, dans le but de la mise en sécurité des restes du bâtiment et de leur préservation, de mettre en place une couverture à la chaux des pierres et des murs afin d'éviter les infiltrations d'eau, en faisant, autant qu'il sera possible, attention à ce qu'elle ne soit pas visible d'en bas. Le sol de l'abside sera refait, après dépose de l'actuelle dalle en ciment, en faisant bien attention à ne pas entamer le sol antérieur de chaux déjà identifié lors du sondage précédent. Le tout pour conserver la même altitude au sol. Les deux marches seront refaites de la même manière, en préservant les nez de marches, et en étendant la réfection aux deux banquettes latérales, à la chaux et avec les pierres locales. Pour matérialiser au sol l'emprise ancienne du bâtiment, au niveau de la route, il sera effectué un dallage en pavés (fournis par l'A.MON.T.) à l'emplacement des anciens murs disparus, appuyés sur semelle en béton, afin de permettre le passage des véhicules tout en rappelant l'existence de la chapelle. L'ensemble de la zone du cheminement ayant été très largement bouleversé par les trois canalisations creusées aux décennies précédentes, cette action n'intervient plus que dans un sol aux caractéristiques archéologiques indéchiffrables. Ses deux extrémités ont fait l'objet du sondage, permettant d'en connaître le contexte. Les membres de l'A.MON.T., encadrés par M. Eric GILI et M. Bernard SIMONEL, Ingénieur C.N.R.S., assureront, après accord du Conseil Municipal de Saint-Martin-Vésubie et des autorités compétentes (D.R.A.C.), l'ensemble de ces opérations. La réimplantation du « pied d'autel » actuellement conservé au Musée, un temps envisagé, pose le problème de l'interprétation archéologique. Rien ne dit en effet qu'il ait été implanté au milieu de la chapelle. Devant cette forte interrogation, notre devoir scientifique est d'en observer la réserve et de ne pas l'implanter au coeur de l'abside. Il est proposé de dresser un toit au dessus de l'abside et du début de la nef. Deux solutions s'offrent à nous : une couverture bois, « traditionnelle » dans le pays, mais qui a le désavantage de laisser croire à une « réfection » de l'ancienne couverture de la chapelle, dont on ne connaît pas avec certitude ni la forme ni la composition. Le bois pour une telle entreprise sera acheté par l'A.MON.T. à la Scierie du Mercantour. La façon de la charpente sera réalisée gracieusement par M. Daniel MERCADIER (Trésorier de l'A.MON.T. et charpentier ébéniste) avec l'aide des membres de l'A.MON.T. La pose sera effectuée par les ouvriers qualifiés de la Mairie de Saint-Martin. Les membres bénévoles de l'A.MON.T. aideront à la pose de cet ensemble. La couverture pourra être en lause (qu'il faudra obtenir, sur le territoire de Venanson par exemple) ou en bardeaux de mélèzes. Deuxième solution, envisagée après consultation de la Direction du Patrimoine du Conseil Général et particulièrement suivant les conseils de M. Eric De BAECKER (service Patrimoine du Conseil Général des Alpes-Maritimes), une couverture en matériaux moderne pourrait être envisagée. Celle-ci a l'avantage de rompre définitivement avec le modèle de la « réfection », scientifiquement bien plus acceptable, mais est sans doute d'un coût plus important, qu'il reste à évaluer. Devant la complexité de l'opération de toiture, l'A.MON.T. a présenter ce premier projet au Conseil Municipal, qui en a été informé et a suscité l'accord de tous. Il convient maintenant de confirmer au Conseil Général notre volonté d'améliorer la présentation du site et de s'entendre avec lui pour en préparer l'étude. A l'issue de cette procédure, l'A.MON.T. pourra déposer une déclaration de travaux auprès de la D.D.E. au nom de la Municipalité de Saint-Martin-Vésubie. Deux propositions sont également faites à la Municipalité : Prévoir l'éclairage du bâtiment, grâce à la présence du poteau E.D.F. contre la chapelle, et à partir d'un ou deux emplacement ayant fait l'objet du sondage (dont le sol archéologique a été fouillé). Un partenariat E.D.F. pourrait être sollicité en cette occasion ; Proposer un panneau explicatif du site (dont la maquette a déjà été réalisée par l'A.MON.T, en collaboration avec Castrum 06.), de son histoire et de l'histoire de la fouille, pour permettre d'en expliquer l'importance au public nombreux sur ce chemin de randonnée menant du Valdeblore à Salèses. Cet ensemble doit être souligné par l'ajout d'une flèche indicative sur le panneau de la bifurcation du chemin, légèrement en amont du site. Un partenariat du Parc National du Mercantour pourrait être envisagé en cette occasion. Ces deux dernières actions devront être traitées indépendamment de la mise en sécurité du site et de sa réhabilitation. La chronologie proposée repousse les travaux de réhabilitation envisagés par l'A.MON.T. de plusieurs mois, mais la fragilité du site et la nécessaire réflexion sur la réalisation à proposer et les différents partenariats à rassembler le nécessite. Les autres actions envisagées n'entrent pas dans la chronologie proposée. Une opération de présentation des différents résultats des sondages passées sera proposée au printemps 2002, à Saint-Martin-Vésubie, en collaboration avec Castrum 06 de Mme Catherine POTEUR et du C.N.R.S. de Sophia-Antipolis de Bernard SIMONEL. Le cycle de conférences (quatre intervenants) sera accompagné d'une exposition des différents matériels archéologiques mis au jour lors de ces opérations, et présentant les différents relevés effectués. En tout état de cause, le site s'est avéré comme le plus ancien connu à ce jour dans notre vallée, renfermant d'énormes potentialités archéologiques, et pouvant, à juste titre, être l'objet de la fierté du voisinage comme de l'ensemble des Saint-Martinois. C'est dans ce sens qu'est proposé le présent projet de valorisation. Le Président de l'A.MON.T. E. GILI
Chers Amis, après le grand succès de l’inauguration de la nouvelle exposition du Musée (nous ne tenions pas tous dans le Moulin tant était nombreuse l’assistance), je voulais profiter de cette occasion pour remercier les personnes qui y ont œuvré, et tout particulièrement, autour de Pascal DIANA, MM. Antonin STEVE (créateur du thème de la veillée et de nombreuses bases documentaires ayant servi à l’exposition), Thierry CORNILLON, Bruno BERCHI et Mme Danielle FRANZIN, qui ont réalisé le CD de la veillée ; M. Jo BAUSOLA qui a réalisé le décor de la grotte ; M. Michel PALLANCA qui a monté les panneaux sur la langue et réalisé la traduction en Niçois du texte ; M. Alain TORRIN qui a réalisé les panneaux sur l’invasion de la Vésubie et les batailles de Gilette et d’Utelle ; MM. Henri GIUGE, Adolpho VIANI, Honoré MARTIN, Louis MARTIN et Mmes Josette BAILE-MASSI et Marie GIUGE qui ont réalisé la veillée en Saint-Martinois ; Mme Delphine DEPUIDT-BORGIA qui a réalisé la traduction italienne de la veillée ; Mlle Elodie DEPUIDT et M. Jean-Louis DALMASSO, qui ont réalisé les thèmes de la répression et du mythe des Barbets. Enfin, M. Jean-Luc SAUVAIGO qui nous a offert la conception de sa Ballade du Lalin et mis à disposition sa base documentaire et ses aquarelles. Une véritable équipe s’est constituée autour de ce thème, à qui revient tout le mérite de ce succès. Je vous rappelle la venue, à la fin du mois d’août, du Professeur Michel IAFELICE, auteur d’une thèse de doctorat ayant pour sujet nos Barbets, publié chez Serre Editions. Nous l’accueillerons à la Salle Jean GABIN. Un grand merci à tous. Plusieurs événements nous attendent encore : après la Fête du Musée dont l’équipe est coordonnée par Henri GIUGE, et pour laquelle j’aurais la plus grande joie de vous accueillir (n’hésitez pas à le faire savoir autour de vous, le succès de la manifestation en dépend), nous interviendrons lors de la San Bartomei à Nice les1er et 2 septembre ; puis lors de la Journée Nationale du Patrimoine (100 ans d’ Association – 20 ans du Musée) ; enfin, lors du mois de septembre, dans le projet de réhabilitation de la chapelle Saint-Nicolas, qui nous permettra également d’accueillir une conférence présentant ses derniers résultats. Une dernière information concerne notre revue Pays Vésubien, dont le second tome est actuellement disponible. N’hésitez pas à en faire la promouvoir autour de vous, cette publication devant permettre de financer la suivante, dont la sortie est prévue en juin-juillet 2002, autour du thème principal des Barbets. Le succès du Musée dépend de vous. Il est nécessaire de le faire connaître au plus grand nombre. Une équipe s’est constituée, et accueille régulièrement de nouveaux membres, tant Amicalement que Chercheurs passionnés. Car c’est ensemble que nous réussirons le mieux à faire connaître notre culture et notre patrimoine commun. Vous souhaitant une très bonne fête des Traditions. A très bientôt. E. GILI Nous vous invitons à l'inauguration de la fresque réalisée
par la Classe Patrimoine du Collège sous la direction de Mlle Elodie
DEPUIDT, responsable pédagogique de l'AMONT la
Nous espérons en cette occasion
recevoir le n° 2 de notre Revue Pays Vésubien, sous presse depuis
près de 2 mois maintenant. Une borne informatique sera enfin présentée, permettant à nos visiteurs de visionner des diaporamas multiples (les chapelles de St Martin, la Route du Sel, les Conscrits et Chasseurs Alpins...) Rappel des événements A très bientôt pour de nouvelles informations. vesubiemusee@club-internet.fr
E. GILI Le Président |
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