L'association Abéïa présente "les moulins du Roucas"  Roquebillière, vallée de la Vésubie. 06450 France


Projet de création à Roquebillière d'un Centre culturel, historique, économique et touristique.
" Les moulins du Roucas "
 

Roquebillière possède un ensemble de petits bâtiments industriels dont les origines remontent au XII ème siècle. Cet ensemble se compose d'un moulin à huile, un moulin à farine, une forge à martinet, une centrale hydroélectrique, une scierie hydraulique, une trompe à air. Les quatre premiers moulins sont communaux ; seul le martinet est privé (ainsi que le moulin à huile lui faisant face). Les anciens canaux d'arrivée d'eau sont encore en place et pourraient servir de réservoir pour un fonctionnement intermittent. Au fil de l'eau, en aval, on rencontre une forge à martinet semblable à celle de Contes (qui vient d'être classée monument historique) et un moulin à huile. Les bâtiments blottis derrière l'église (elle-même classée monument historique) constituent un ensemble, sans doute unique en France, qui témoigne du niveau technique atteint par nos anciens et de tout un pan de vie qu'ils menaient. Peut-être dira-t-on un jour qu'à Roquebillière le légendaire « trésor des Templiers » n'est pas caché sous l'église mais qu'il se trouve juste derrière elle ; il reste à mettre en valeur ...

   Le projet : Réhabilitation d'un ancien site industriel « Usines et moulins du ROUCAS » pour le faire revivre sous la forme d'un centre culturel, historique, économique et touristique. A partir de l'existant
- Créer un espace historique et muséologique.
- Inventer une structure originale de découverte et d'information par le jeu sensitif, visuel et interactif des aspects fondamentaux des activités liées à l'eau.
- Mettre en place un parc d'exposition à thèmes.
- Développer un espace d'échanges et de transferts des données scientifiques et technologiques liées à la recherche, la création l'exploitation d'activités artisanales.
- Ouvrir un centre de démonstration des technologies nouvelles. 

Origine et situation

A. Musso, dans son ouvrage sur Roquebillière, signale que la crue de 1094 ayant emporté les moulins du village, les habitants ont décidé de les reconstruire derrière l'église St Michel de Gast : le rocher du Roucas les mettant désormais à l'abri des colères de la Vésubie. Le choix fut particulièrement judicieux puisqu'ils sont toujours là après 9 siècles malgré de multiples remaniements qu'on ne peut qu'imaginer et dont le dernier en date est l'adjonction, vers 1902, de la première centrale hydroélectrique. Aujourd'hui seul le moulin à farine tourne régulièrement, ses voisins (scierie hydraulique, centrale, moulin à huile et martinet) semblent endormis définitivement mais sans doute n'attendent-ils que notre visite pour nous conter leur histoire . . .

Scie à châssis vertical

La lame de la scie (long: 1, 50m) est verticale, tendue dans un cadre rectangulaire qui monte et descend dans deux rainures pratiquées dans deux troncs verticaux se faisant face. La propulsion est assurée par une bielle et une manivelle montée en bout d'arbre d'une roue hydraulique. Le tronc à scier est couché en porte-à-faux sur un chariot horizontal qui avance automatiquement.

Le moulin à farine

La roue est horizontale, posée comme une toupie, ses 24 pales en forme de cuillère reçoivent un puissant jet d'eau jaillissant d'une conduite forcée. L'arbre vertical repose sur une crapaudine ("Lou babi") ; il est prolongé en haut par un axe en fer qui traverse la meule fixe et porte la meule mobile. Une poutre horizontale porte le tout et peut être relevée d'un coté, de quelques mm, à l'aide d'une longue tige filetée et d'un écrou permettant le réglage de finesse de la farine.

La forge à martinet

Il s'agit d'un moulin à eau dont l'arbre muni de six cames actionne un lourd marteau. L'eau arrive sur la roue (diamètre 1,50 m) par un béal très incliné alimenté par une vanne commandée de l'intérieur de la forge. L'arbre (long de 5,50 ni; diamètre 0,45 m) porte six cames d'acier qui font pivoter le marteau (long de 3 m). La puissance et la rapidité des coups permettaient les opérations de CORROYAGE (mélange par forgeage de fers doux et d'aciers portés au rouge) d' ETIRAGE (allongement d'un bloc à la dimension voulue) et surtout de PLATINAGE : le bloc, devient hache, faux, soc de charrue...

1ère usine hydroélectrique

Elle occupe le rez-de-chaussée de la scierie (local de 6x3m). L'eau arrive par une conduite forcée enterrée et actionne une turbine spirale Francis à axe horizontal. L'axe de la turbine porte une poulie reliée par une énorme courroie ( longue de 3 m, large de 0,25-m) à la dynamo. La dynamo (ou l'alternateur) est à l'entrepôt de la R.M.E. Un régulateur contrôlait le débit d'eau pour maintenir le régime a la valeur voulue (il est détérioré). Le tableau de contrôle avec ses énormes cadrans fixés sur une dalle de marbre a disparu (il en existe une réplique dans une usine abandonnée à Puget-théniers). (Le mécanisme qui subsiste a, en fait, remplacé celui d'origine).
 

 

 

 

 

 

 

 
   

 
 

   

  
 
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